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Stress

Qu’est-ce que le stress ?

Qu’est-ce que le stress ?

Définition : le syndrome du stress ou Syndrome Général d’Adaptation (SGA) est une pathologie qui a pour origine un certain nombre d’agressions qui provoquent au niveau neuroendocrinien, une réponse toujours identique, quel que soit l’agent agresseur-stresseur.

Une perturbation quelle qu’elle soit, est un stress pour l’organisme, celui-ci devant réagir pour s’adapter à ce choc, afin d’y résister.

Hans Selye, 1er chercheur sur le stress annonce que le stress a un réel impact sur la santé :

  • phénomène systématique : augmentation des glandes surrénales,
  • 2 réactions : se battre ou s’enfuir,
  • stress = tension mécanique

STRESS = CAUSES + RÉACTIONS + CONSÉQUENCES de cet état

Il existe différents stress : le stress positif et le stress négatif. Le stress positif se différencie de cette manière :

  • certains ont besoin du stress pour agir (se battre),
  • se font agressés par le stress mais ont une capacité à l’utiliser à bon escient (fuite).

Le stress négatif quant à lui, agit d’une toute autre manière sur le comportement :

  • certains sont empoisonnés par le stress, n’arrivent pas à réagir face à lui.

Entre deux, nous avons le stress aigu qui est subit lors d’une situation de stress intense comme un événement difficile (mort, accident…). Celui-ci est un stress temporaire.

Le stress se construit toujours de la même manière. C’est une recette universelle : CINE.

  • Contrôle faible de la situation,
  • Imprévisibilité de la situation,
  • Nouveauté de la situation,
  • Ego menacé : égo, compétences, capacités mises à l’épreuve.

Les facteurs du stress

Environnementaux : pollution, bruit…

Biologiques et immunitaires : maladies, infections…

Socio-culturels (trajet domicile-travail, non reconnaissance, insécurité, manque de temps…)

Professionnels et scolaires (cadence de vie au travail, relation au travail, examen, concours, objectifs…)

Alimentaires (trop d’aliments acidifiant occasionne du stress au niveau du système nerveux)

Psychologiques (surmenage, choc émotionnel, regret, peur, indécision, pensées négatives, perfectionnisme, colère, harcèlement, relation toxique, manque de confiance en soi, vécu de l’enfance…)

Physiologiques (ménopause, puberté, grossesse, vieillesse, manque d’activité physique…)

Il faut savoir que la première source de stress est le travail.

Les mécanismes du stress

Il existe 2 systèmes :

  • le système nerveux autonome doit être stimulé pour aboutir à une sécrétion hormones rapide.

  • le système endocrinien est stimulé mais sécrète des hormones moins rapidement.

Noradrénaline : hormone de l’endurance, favorise la vigilance, l’apprentissage…

Adrénaline : hormone sécrétée par les glandes surrénales, libérée uniquement en cas d’émotions intenses.

Il existent 3 phases importantes :

  • la phase d’alarme,
  • la phase d’adaptation-résistance,
  • la phase d’épuisement.

Voici 3 cartes mentales pour mieux comprendre (oui, je suis très visuelle, alors pour moi, je trouvais ça plus simple de t’en faire pour que tu puisses mieux saisir petite loutre !)

On peut vivre cette phase de différentes manières :

  • active : résolution du problème en tant que tel, éliminer ou réduire la source de stress (organisation du temps, priorisation des dossiers, demander de l’aide, rester éveiller toute une nuit pour réviser, appliquer des leçons de ses expériences aquises…)
  • passive : centrée sur la part émotionnelle correspondant aux efforts faits par la personne pour réduire ou éliminer les émotions que la situation de stress engendre (rumination, colère, reproches, éviter le problème, parler à son meilleur ami…)

 

Il existe également le stress d’inhibition (aucune action engendrée par le stress, pas de réponse au stress) conduit toujours à une angoisse

Définition angoisse : Grande inquiétude, anxiété profonde née du sentiment d’une menace imminente mais vague. Sentiment pénible d’alerte psychique et de mobilisation somatique devant une menace ou un danger indéterminés et se manifestant par des symptômes neurovégétatifs caractéristiques (spasmes, sudation, dyspnée, accélération du rythme cardiaque, vertiges, etc.).

Elle peut alors se résoudre dans une action inefficace (sport, agressivité) ou par la toxicomanie, la névrose, voire la maladie.

La petite loutre qui peut fuir ou lutter ne développe aucun trouble organique. La petite loutre qui ne peut pas fuir, ni lutter, c’est-à-dire qui est en inhibition de l’action, présente des lésions pathologiques.

L’état de lutte pousse une personne, de façon réflexe, au “combat” :

  • modification métaboliques,
  • conditions physiques et émotionnelles pour vaincre : colère, tonus musculaire, rythme cardiaque…

L’état de fuite, comme son nom l’indique, va “forcer” une personne à fuir :

  • modifications métaboliques et émotionnelles,
  • mobiliser les ressources énergétiques.

L’état de stress d’inhibition correspond au fait qu’une personne “se fait oublier” :

  • ralentissement des fonctions métaboliques,
  • état émotionnel tu : abattement, prostration.

Quand ces émotions s’installent durablement, la peur cède à l’anxiété, à l’agitation, la colère, à l’agressivité, l’abattement à la dépression.

Conclusion

Pour conclure, que ce soit le stress de surmenage ou le stress d’inhibition, dans tous les cas, il y aura épuisement du corps et de ses ressources. Donc il y aura dépression.

La décompensation sera donc soit un burn-out, pour le stress de surmenage, soit une pathologie dans le stress d’inhibition.

La dépression et le burn-out doivent impérativement être suivi par un médecin. Mais ce sera l’objet d’un autre article tout ça ma chère petite loutre !

Alors, fait bien attention à toi petite loutre !

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